Quebec Jours 0 et 1 – Mont Tremblant

Devant prendre deux semaines de congés obligatoirement (quelle torture !) et la Scarabinha ayant une mission dans le New Jersey, nous avons improvisé récemment un petit tour au Québec, suivant un plan machiavélique: je partais douze jours, la Scarabinha me rejoignait pour 5 jours et on en profitait un maximum…

Je partis donc un lundi à 11:30 de Paris et arrivai à Montréal à 13h et quelques, et pris le bus 747 en direction du centre ville. Un pass transport à 10$ permet d’avoirccès à tout le réseau de transport en commun de Montreal pour 24h (1$ canadien = 0.66€).

Je me suis arrêté au terminus, à Berri Uqam, où une consigne (5$) permet de laisser ses bagages (il faut un justificatif de voyage, tout de même). Ensuite, direction le Mont Royal pour tromper le décalage horaire et se fatiguer un peu. Je m’arrête à la station Mont Royal et suis l’avenue du même nom, C’est le bobo-land de Montréal, avec pas mal de restos, bars, des artistes de rue, des magasins de disques, une super librairie…

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Arrivé au bout de la rue, je m’engage sur l’esplanade de gazon qui marque le début du parc, non sans avoir éconduit un vendeur de shit.

Je suis un peu au hasard les chemins, optant le plus souvent pour les plus raides, les moins fréquentés, la tête cotonneuse. Les écureuils m’entourent, à la fois proches mais farouches et inaccessibles. Ils sont tellement nombreux à Montréal qu’ils en sont devenus nuisibles. J’arrive au belvédère d’où est prise la photo. La ville est très étendue mais sans être étouffante. Je redescends par le chemin principal, au milieu des joggeurs et des cyclistes et autres psychopathes du sport s’amusant à monter et descendre les escaliers en sprintant.

C’est l’heure de rejoindre mon hôte du soir qui m’accueille comme un prince. Vaincu par le décalage horaire, je me rends à Morphée.

Les choses sérieuses commencent le lendemain, lever 6h pour prendre le bus Galland de 7h30 à Berri Uqam, direction Mont Tremblant. J’ai réservé deux nuits à l’auberge de jeunesse du Mont Tremblant. Pour y accéder, il faut  s’arrêter à Saint Jovite (à la station essence) et prendre un bus municipal qui va vers la station de ski du Mont Tremblant (l’auberge se trouve sur le chemin) qui normalement coûte 3$, mais qui fut gratuit ce jour là pour des raisons inconnues.

Dans le bus, je sympathise avec plusieurs personnes, dont une allemande allant à la même auberge de jeunesse. Elle me semble motivée pour faire de la randonnée dès l’après midi et c’est donc ce que nous planifions.

Nous arrivons vers 11h30 à l’auberge. Je comprends avec déception que le parc national du Mont Tremblant est très loin de l’auberge, à une trentaine de kilomètres, qu’il n’y a aucun moyen à part la voiture ou le pouce (et oui, au Québec, on dit faire du pouce) pour s’y rendre, et que pour les randos, il faut se rendre à la station de ski à quelques kilomètres.

Après avoir récupéré ma clef, mis mes affaires dans ma chambre, je me bats un peu pour verrouiller celle-ci. Je dois faire un peu trop de bruit car une espèce de baba cool venu du passé sort violemment de sa chambre. Il a la cinquantaine, une barbe rappelant celle de Karl Marx, un pantalon jaune tirant maintenant sur le gris et une chemise d’une couleur indéfinissable, de nombreux bijoux et d’un ton excédé, il entreprend de m’expliquer qu’il faut appuyer sur le bouton et qu’il ne faut pas sortir de sa chambre sans sa clef, et que c’est pourtant simple, tout de même… Je m’excuse platement de l’avoir réveillé, il me rétorque que pas du tout, il ne dormait pas, il méditait. Encore sous le choc de l’apparition, récapitulant toutes les substances ingérées depuis le matin, je balbutie un « d’accord-merci-bonne journée » et retrouve ma co-randonneuse. Nous faisons du pouce pour rallier le bas de la station de ski. Une gentille dame s’arrête au bout d’à peine cinq minutes et nous arrivons dans une coquette station, aux airs de disneyland. Cela fait un peu carton pâte, mais l’endroit n’est pas désagréable.

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Les sentiers de randonnées sont disponibles ici. Nous optons pour le sentier Johannsen et montons à travers la forêt. Le sentier est assez boueux. Le temps magnifique rend la promenade très agréable. Nous bifurquons sur le sentier Parben et gagnons la crête et poursuivons sur la droite sur le sentier des sommets. Nous arrivons au point de vue ou nous faisons une pause

DSC_6405Nous continuons par le sentier 360°, admirons la vue de l’autre côté sur le lac Tremblant.

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Nous arrivons au sommet, l’arrivée du funiculaire, puis nous entamons la descente par le Grand Brûlé. Nous cheminons à nouveau à travers une forêt, où les prémices de l’automne nuancent les couleurs, des boulots complètement déplumés jurant par la couleur blanche de leur tronc avec le reste.

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Les vues sur le lac s’enchainent.

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Nous commençons à presser le pas, ne voulant pas nous faire prendre par l’obscurité. Un couple de québécois croisés sur le chemin accepte de nous ramener à l’auberge. Le soleil se couche. Les couleurs sont belles. Belle première journée.

DSC_6443De retour à l’auberge, je me mets d’accord avec un Nantais qui accepte de m’emmener au parc national le lendemain matin. Une platée de pâtes, une bière et au lit !!!!

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